Bande_ethnique2_300x199Au fil des années, l’insécurité à Paris évolue de façon exponentielle, et plus une semaine ne se déroule désormais sans qu’aient lieu un meurtre barbare, une agression envers les forces de police, un viol ou toutes sortes de brutalités, souvent gratuites.

Pourtant, la Préfecture de police s’est délivrée il y a quelques jours – dans Le Parisien du 25 septembre – un auto satisfecit ! Qu’on se le dise, les 29 bandes identifiées comme les plus violentes tremblent désormais : « Nous parvenons mieux à les juguler. Notamment lorsque des jeunes de banlieue tentent de gagner Paris en RER pour y régler leurs comptes. Le plus souvent, ils sont interceptés avant d’arriver à destination, grâce aux informations que nous recueillons en amont et à une surveillance plus étroite du réseau francilien ». Interceptés, donc, les « jeunes de banlieue »… et relâchés immédiatement, non sans qu’on leur ait fait les gros yeux, tout de même : la République sarkozyste ne plaisante pas !

Chacun semble se satisfaire de l’apparente sérénité retrouvée depuis quelques mois au Forum des Halles, voire à la Gare du Nord. Les efforts prioritaires ont étrangement porté sur ces deux lieux stratégiques du business parisien ; pourquoi ? Tout simplement parce que l’un constitue le plus grand centre commercial, et l’autre la plus grande gare, d’Europe ! Il ne faudrait surtout pas perdre les devises des touristes et autres bobos aisés de la capitale, si prompts à garnir les caisses des grandes entreprises et, indirectement via les taxes, celles de la mairie de Paris…

Dans un bel accès d’honnêteté, les responsables concernés reconnaissent tout de même que la plupart des bandes paraissent désormais plus solidement ancrées qu’auparavant, avec une surreprésentation dans le nord de Paris (la proximité avec la Seine-Saint-Denis n’est bien sûr qu’une coïncidence) et – fait nouveau – dans le sud de la ville.

Comment expliquer cette migration rapide ? L’observation attentive de la carte d’implantation des foyers de violence permet d’obtenir la réponse : ceux-ci épousent parfaitement le trajet du tramway n° 3, mis en service il y a 4 ans.

Au-delà du nécessaire renforcement des effectifs de police, et surtout de la possibilité pour celles-ci d’exercer leur métier sans retenue, que croyez-vous qu’il adviendra en 2020, lorsque sera terminé le projet de « Métrophérique » en passe d’être voté par les décideurs locaux ?
Cette gigantesque ligne faisant le tour complet de la capitale, et reliée aux réseaux de banlieue, amènera dans un fauteuil les délinquants au cœur de Paris : les bobos et écolo-gauchos prendront peut-être alors conscience de l’inanité de leurs théories sur l’art du vivre-ensemble

Quant aux banlieusards et parisiens des quartiers cosmopolites, pris entre le marteau et l’enclume, quelle sera leur alternative, sinon celle de rejoindre toujours plus nombreux les rangs des patriotes déterminés à sauver l’Ile de France d’une Seine-Saint-Denisation forcée ?

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