Aliot_tract1Louis Aliot, candidat du Front National pour les élections cantonales de 2011 sur le quartier populaire du Bas-Vernet, indique « Mon programme : le vôtre ! », sur son premier tract de campagne. L’argumentaire populiste intervient dès les prémices de la campagne.

Les élections cantonales sur le canton du Bas-Vernet de Perpignan ont fait l’objet ce jeudi de la diffusion du premier document de campagne défendant la candidature de Louis Aliot, candidat du Front National (FN). Dans un style explosif, le désormais avocat perpignanais, conseiller régional du Roussillon s’oppose à « une droite et une gauche qui ont abandonné le peuple et ruiné notre économie ». L’ancien conseiller municipal de Perpignan n’y aborde pas de sujet territorial, mais emploie bien davantage des considérations délocalisables. Après brandir l’artillerie lourde du populisme classique, « Mon programme : le vôtre ! », le partisan de Marine Le Pen dans la conquête de l’appareil FN entend « rétablir la Sécurité » (avec un « s » majuscule), « lutter contre les communautarismes, l’immigration sauvage et préserver la Laïcité ». M. Aliot s’en prend aussi « à l’UMP ou au PS, à la Mairie ou au Département », qu’il qualifie sans réelle surprise de « girouettes de l’UMPS ».

Cette offre politique pour les élections cantonales, prévues les 20 et 27 Mars 2011, est intitulée « Courage et bon sens ». Elle figurera aux côtés des candidatures de la Aliot_tract2socialiste Toussainte Calabrez, de la communiste Nicole Gaspon, et de l’UMP Jean-Louis de Noell, qui a tenu mardi son premier rendez-vous public. Ostensiblement informée de cette actualité, Marine Le Pen a affirmé ce jeudi percevoir un signe de « panique » dans la désignation de Jean-Louis de Noell face à M. Aliot. Le premier des deux hommes, membre du Front National de 1995 à 1998, pourrait s’avérer apte à séduire la frange dure de la droite, tout en jouant l’équilibre, grâce à une suppléante du Parti Radical. Mme Le Pen s’est déclarée amusée que l’UMP « recycle des gens dont le Front national ne veut plus », avant d’avancer l’idée d’un « grand potentiel » réservé au FN en Pays Catalan.

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