06 novembre 2009
Entretien avec Bruno Gollnisch
Bruno GOLLNISCH répond par téléphone aux questions de Marie d’HERBAIS.
Il s’exprime sur :
- Le lancement de « L’alliance européenne des Mouvements Nationaux »
- Sa plainte contre Dominique Perben
- Son témoignage sur la chute du mur de Berlin
04 novembre 2009
Débat sur l’identité nationale : La contribution de Bruno Gollnisch
Contribution au débat sur l’identité nationale
Bruno Gollnisch,
Député européen,
Vice-Président du Front National,
Doyen de faculté honoraire
Plan
I- L’IDENTITE NATIONALE, UNE ASPIRATION UNIVERSELLE
II-RETROUVER NOTRE IDENTITE FRANCAISE
La synthèse française-Quelques éléments
1. Une réalité commandée par la géographie.
2. Une réalité charnelle : il y a un peuple français.
3. Nos valeurs : le sens de l’honneur.
4. L’aventure maritime.
5. Notre tradition juridique.
I- L’IDENTITE NATIONALE,
UNE ASPIRATION UNIVERSELLE
Quand on se donne la peine d’articuler
contre le Front National un grief dépassant le niveau des mensonges,
des invectives, ou tout simplement des étiquetages convenus, on lui
reproche son nationalisme.
« Le nationalisme c’est la guerre » s’est écrié François Mitterrand
lors d’un discours non dépourvu de talent qui résonnait comme son chant
funèbre dans l’hémicycle du Parlement Européen. Ce disant il feignait
d’oublier que l’on avait beaucoup plus fait la guerre à l’époque
moderne au nom de l’internationalisme qu’au nom du nationalisme.
« Le nationalisme, c’est dépassé » diront d’autres en arguant, à tort
ou à raison, et souvent de façon exagérée, du caractère de plus en plus
planétaire de certains problèmes.
Faisons d’abord litière de cette
dernière affirmation : le nationalisme est-il dépassé ? Si l’on se
borne à l’observation des faits, l’on doit constater qu’en dépit de
toutes les tentatives d’organisation internationale, heureuses ou
malheureuses, le XXème siècle a été celui de la revendication
nationale, et de la satisfaction qu’elle a trouvée.
Il n’existait au XIXème siècle qu’une trentaine d’états reconnus sur la
scène internationale, dont pratiquement la moitié issus du démembrement
de l’empire espagnol des Amériques.
Il en existe aujourd’hui plus de deux cents, et le nombre s’en est accru au cours des dernières années.
Les évolutions politiques de la fin de ce siècle l’ont montré : dès
lors que le poing de la dictature implacable du communisme s’est
relâché, les Fédérations artificielles qui tenaient les peuples
prisonniers, et qu’admiraient tant les actuels contempteurs du
Mouvement National, ont explosé.
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18 septembre 2009
Bruno Gollnisch : Explication de vote
Explication du vote de Bruno GOLLNISCH concernant l'élection de M. BARROSO
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Je fais partie, comme mes amis représentant les mouvements nationaux en Europe, des 219 députés qui ont voté contre M. Barroso.
M. Barroso est un homme sympathique et cultivé, mais il est surtout le
symbole de l'échec de l'Union européenne. Il a échoué à préserver nos
économies et nos emplois de la concurrence mondiale déloyale ; à aider
les pays européens à sortir de la crise ; à réformer le système
financier pour brider la spéculation tous azimuts ; à garantir la
démocratie ; à assurer l'indépendance alimentaire ou à enrayer la
désindustrialisation accélérée de nos pays. Il a échoué, en un mot, à
démontrer que l'Europe de Bruxelles est autre chose qu'une machine à
broyer les nations et les peuples, à les appauvrir et à les asservir.
A bien y regarder, l'élection de M. Barroso est elle aussi un symbole :
celle de la manière dont cette Europe fonctionne. Que n'entendrait-on
pas si au lieu du Président de la Commission, qui va influencer par ses
politiques la vie de 500 millions d'Européens, c'était un chef d'Etat
qui, bien que candidat unique, avait été "élu" avec à peine plus de la
moitié des suffrages !
Bruno Gollnisch : Allocution inaugurale du Président du Parlement Européen
Intervention de Bruno Gollnisch à l'occasion de l'allocution inaugurale du Président du Parlement Européen
Monsieur le Président,
En tant que député non-inscrit, je m'exprime, bien sûr, en mon nom
personnel, mais aussi au nom de certains de mes collègues, pas mes
collègues néerlandais du PVV, mais mes collègues du Front national, du
parti bulgare Ataka, du parti autrichien FPÖ, du parti britannique
British National Party, du parti hongrois Jobbik et du Vlaams Belang
flamand.
Je voudrais dire, Monsieur le Président, que je ne doute pas un seul
instant de la sincérité des propositions que vous avez formulées. En
revanche, vous me permettrez de dire que je doute de leur réalisme.
Vous avez d'abord évoqué le problème de la crise économique. C'est un
fait que des millions d'Européens voient leur patrimoine et leurs
emplois menacés par les effets pervers d'une mondialisation qui les
livre, pour le profit d'un petit nombre, à la concurrence déloyale de
pays où les travailleurs sont exploités d'une façon cynique, ainsi qu'à
la rapacité d'intérêts financiers apatrides. L'Union, malheureusement,
n'a pas protégé les Européens de cette situation. Elle les y a, au
contraire, précipités.
Deuxièmement, je voudrais peut-être appeler, de ma modeste position,
mais exprimant les forces politiques dont M. Schulz a bien voulu
reconnaître qu'elles étaient menaçantes pour les organisations
traditionnelles – et je l'en remercie –, je voudrais appeler notre
Assemblée, et vous-même, Monsieur le Président, à plus de modestie, à
une certaine autolimitation dans nos compétences. Je suis intimement
persuadé, en tant qu'Européen et en tant que chrétien, qu'un certain
nombre des valeurs que nous portons sont des valeurs universelles.
Je n'en suis que plus à l'aise pour dire avec force que nous ne sommes
pas appelés à donner au monde des principes et des lois, d'autant plus
qu'il existe pour cela des organisations, comme l'Organisation des
Nations Unies, d'autant plus qu'il y a beaucoup à faire en Europe même,
où contre le droit à la vie, nous organisons l'élimination de nos
propres enfants, où contre la liberté d'expression, nous faisons passer
une dictature morale, médiatique, politique et judiciaire de ce que
l'on appelle le "politiquement correct". Des formations politiques qui
expriment comme les nôtres les souffrances et les espoirs de millions
d'Européens sont discriminées, pourchassées, parfois même dissoutes,
comme l'a été le Vlaams Blok en Belgique, scandale absolu qui n'a pas
suscité la moindre protestation dans cette Assemblée. Si cela s'était
passé en Afrique ou en Amérique latine, on aurait entendu, sans doute,
un autre son de cloche.
Les députés non-inscrits que nous sommes n'ont pas les mêmes droits que
les autres, c'est évident, et ils n'ont toujours pas, comme nous vous
l'avons dit hier, de représentants à la Conférence des présidents.
Enfin, des millions d'Européens sont privés, par l'effet des modes de
scrutin, de la possibilité d'être représentés dans les organes
législatifs de leur pays, qui sont censés représenter le corps
électoral dans sa diversité.
En conclusion, je voudrais exprimer le vœu que nous nous souvenions à
chaque moment, dans toute notre action, que l'Europe est, dans
l'histoire de l'humanité, l'espace qui a inventé la liberté des
nations, que l'on ne trouve nulle part ailleurs, leur égale dignité, le
respect de leurs compétences internes et le principe de non-ingérence,
qui signifie que chacun est maître chez lui et sur son territoire.
C'est un des grands apports de la civilisation européenne au patrimoine
de l'humanité.
26 juin 2009
Bruno Gollnisch : « Une décision exceptionnelle pour une affaire exceptionnelle »
CONFERENCE DE PRESSE DE BRUNO GOLLNISCH
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I. L’ARRET-UNE DECISION EXCEPTIONNELLE…

La Cour de Cassation vient avec éclat de mettre un terme à près de cinq années d’ordalies politico-judiciaires, qui avaient commencé lorsque, le 11octobre 2004, en ma qualité d’élu lyonnais, parlementaire européen, président de groupe au Conseil régional, et responsable politique de la formation à laquelle j’appartiens, j’avais tenu un petit déjeuner de presse de rentrée. Ce genre de réunion est, plus que la déclaration ou la simple conférence de presse, l’occasion de discussions à bâtons rompus. J’y avais évoqué longuement CINQ sujets politiques : La constitution européenne, l’adhésion de la Turquie, l’affaire des otages en Irak(où j’ai fait une longue mise au point sur le rôle d’un de mes anciens collaborateurs), la rentrée politique et économique, et enfin le Rapport Rousso sur l’Université lyonnaise, déjà commenté largement dans la presse nationale et locale, en dehors même des milieux universitaires.
Ce dernier point a donné lieu à des questions de journalistes très diverses, dont certaines sur la seconde guerre mondiale, les camps, etc. Toutes questions que j’avais pour l’essentiel renvoyées aux historiens spécialisés, réclamant seulement la liberté de la recherche et la suppression des lois qui prétendent, sous des sanctions pénales, dire l’Histoire.
C’est à partir de ces réponses que s’est enclenché un invraisemblable hourvari médiatique, qui a servi de base à une méthodique persécution politique, judiciaire et professionnelle.
L’arrêt de la Cour de Cassation réduisant à néant les injustes condamnations qui me frappaient pour “contestation” de crime contre l’humanité est non seulement une victoire du droit, mais aussi du bon sens.
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03 avril 2009
Bruno Gollnisch dénonce la politique de la Région Rhône-Alpes
16 mars 2009
Convention Européenne du FN : intervention de Bruno GOLLNISCH
28 février 2009
Européennes 2009 : Interview de Bruno Gollnisch lors du dîner débat de lancement de campagne de Jean-Michel Dubois à Enghien
Voici l'interview de Bruno Gollnisch, réalisée samedi soir au dîner-débat de parrainage de la candidature de Jean-Michel Dubois aux élections européennes de juin prochain. C'était l'occasion pour Nations Presse Info et Vérité sur le FN de poser au vice-président du Front National quelques questions sur cette campagne européenne bien sûr, mais aussi sur la crise économique, et sur la liberté d'expression ― sujet qui nous tient à cœur ― et notamment les persécutions suspectes subies par M. Gollnisch alors qu'il avait ni plus ni moins estimé en octobre 2004 que les historiens devaient pouvoir débattre librement sur la seconde guerre mondiale.
Les internautes pardonneront, outre le fond sonore bruyant, les bredouillements, les « euh » et certaines questions parfois maladroites du questionneur, très impressionné face à un personnage tel que Bruno Gollnisch ! Mais c'était une première, et comme d'habitude, nous tenterons de faire mieux la prochaine fois. Et bien sûr, le plus important, ce sont bien les réponses brillantes de Bruno Gollnisch ! Nous le remercions encore pour sa disponibilité, son professionnalisme, et pour son combat lumineux, courageux et intègre pour la cause de la France et des Peuples libres.
19 février 2009
Bruno Gollnisch : “Pourquoi je reste au Front national”
Entretien exclusif avec Bruno Gollnisch (février 09)
par F-marie
17 décembre 2008
Intervention de Bruno Gollnisch lors du débat sur le bilan de la Présidence française de l'Union européenne, à Strasbourg.
Monsieur le Président,
La crise actuelle est la crise du système euro mondialiste.
Elle
a été l'occasion de beaucoup d'efforts de votre part. Mais le cadre
même de ces efforts témoigne de l'inadaptation de l'Union européenne
comme j'ai déjà eu l'occasion de vous l'exprimer.
Les mesures qui
ont été prises l'ont été en effet soit dans le cadre national, soit
dans un cadre de diplomatie multilatérale classique.
Cadre national : il en va ainsi pour les mesures de relance de l'économie, différentes d'un Etat à l'autre, ce qui n'a rien de scandaleux en soi, et validées ensuite en commun pour la forme, comme tout le monde le sait. Vous avez réussi à habiller en politique européenne les politiques différentes, voire opposées, de M. Gordon Brown, de Mme Merkel et d'autres, mais l'habit ne fait pas le moine.
Cadre national : c'est donc bien que les frontières protègent, que les Etats sont nécessaires, que les souverainetés permettent d'agir rapidement et efficacement.
Cadre diplomatique classique bi- ou multilatéral qui fut celui de vos efforts pour juguler la crise géorgienne, ou celui de la réunion du G20 pour juguler la crise, dont un petit nombre d'Etats européens, les USA, la Chine, l'Inde, le Japon, le Canada, l'Arabie saoudite et quelques autres.
C'est bien la preuve que l'Union européenne est un espace trop étriqué pour résoudre les graves problèmes qui se posent à nous.
Beaucoup de choses portées ont été portées au crédit de l'Union dans une euphorie artificielle. Il faut relativiser :
Le Paquet énergie-climat par exemple a été entouré de tant de
dérogations qu'il est en pratique vidé de sa substance, crise oblige.
On a dispensé de l'application des nouvelles contraintes les industries
dont les coûts augmenteraient de plus de 30% ou qui exportent plus de
30% de leur production, c'est à dire les trois quarts des industries
concernées.
Le plan de relance de l'économie, c'est 1,5% du PIB, contre 4% aux Etats-Unis et plus de 10% en Chine.
A peine signé, le pacte sur l'immigration est déjà violé par le gouvernement italien qui vient d'annoncer la régularisation de 170.000 clandestins. Et il est évident que la prétendue "immigration choisie" et autre "carte bleue européenne" n'auront d'autre effet que de priver les pays du tiers monde des cadres dont ils ont le plus besoin pour leur développement. Elles ne se substitueront donc pas à l'immigration subie, elles s'y ajouteront et elles l'aggraveront.
Enfin, sur le plan institutionnel, nous condamnons la détestable pratique qui consiste, quand les peuples refusent les évolutions désastreuses d'une Union dont ils perçoivent plus les servitudes que les bienfaits, à les faire revoter indéfiniment jusqu'à ce qu'ils se soumettent, sans jamais aucune remise en cause des dérives de cette Union. Vous savez très bien en effet Monsieur le Président, que le traité de Lisbonne n'est ni "mini" ni simplifié. Comme l'ont dit nombre de vos homologues, c'est la Constitution du Super Etat européen rejeté par les Français et les Hollandais, et qui le serait par bien d'autres peuples s'ils avaient voix au chapitre.
Un Super-Etat de plus en plus autoritaire, de plus en plus totalitaire, si j'en juge par les injonctions péremptoires et injurieuses de M. Cohn-Bendit adressées à votre successeur le Président tchèque.
Mais aussi si j'en juge par les terrifiantes initiatives du Commissaire français Barrot prévoyant de sanctionner de peines allant jusqu'à trois ans de prison les dissidents, et de généraliser à toute l'Europe des lois que M. Toubon qualifiait de staliniennes lors de leur adoption en France.
Cette Union-là, quoi que vous en ayez dit, M. le Président, est bien l'ennemie des Nations. Elle est un vecteur des pouvoirs mondialistes, et, à leur profit, de notre ruine économique, de notre submersion physique, morale et culturelle. Elle n'est pas l'espace de protection et de liberté auquel nos peuples ont droit et que nous ne cesserons d'exiger.







